01 mars 2010

Aurélien Pasquier, Chef de chantier du pavillon français

 

Aurelien Pasquier, jeune architecte, chef de chantier du pavillon français, en visite au Lycée Français de Shanghai, nous confie ses impressions sur le chantier du pavillon.

LPJ: Quel est l’avancement du Pavillon à l’heure actuelle ?

Aurélien Pasquier : On voit la fin ! C’est incroyable quand on pense qu’on a démarré il y a un an. La construction et la partie architecturale doivent être terminées dans un mois pour que la mise en place de la scénographie puisse commencer. Au début, il y avait une trentaine d’ouvriers. Aujourd’hui, leur nombre est presque dix fois supérieur, uniquement sur le chantier du Pavillon français ! Mais nous serons prêts le 1er avril, date à laquelle les pavillons doivent être achevés. Le site de l’Expo quant à lui devrait être achevé quelques heures avant l’ouverture officielle, le 1er mai 2010. C’est un challenge quotidien.

Concrètement, comment traduire le thème "la ville sensuelle" architecturalement?
La ville sensuelle, c’est l’exploration des sens qui ont été perdus dans les villes et leur redécouverte au sein d’un bâtiment. Un parcours est prévu, durant lequel les visiteurs pourront expérimenter le toucher, l’ouïe, l’odorat… Notamment grâce au jardin vertical, dans le patio intérieur ou avec le bassin d’eau sur lequel repose le Pavillon. La résille qui recouvre le Pavillon elle-même est assez sensuelle, dans son dessin et dans son expression. C’est, je pense, la première résille à courbes. Et la scénographie bien entendu permettra également de valoriser ces sens perdus…

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Êtes-vous parvenus à représenter dans votre Pavillon une meilleure ville pour une meilleure vie ?
Par rapport au développement durable, j’ai un grand regret : l’organisation tardive de cette Expo. Au départ du projet, nous avions pensé à beaucoup de solutions écologiques, notamment pour limiter les dépenses énergétiques. Nous n’avons pas pu toutes les mettre en place simplement parce qu’il était trop tard, par manque de temps. Un an de chantier, pour un projet d’une telle ampleur, ce n’est pas forcément durable… Il y a une belle réussite, le bassin d’eau qui apportera naturellement une grande fraîcheur à l’intérieur du Pavillon.

En tant que professionnel, que pensez-vous du Pavillon chinois ?
Au niveau de l’architecture, c’est assez riche. Cela fait du bien de voir une construction comme celle-là en Chine. C’est vraiment une belle réussite par rapport à la représentation de la Chine, c’est à son échelle. Avec ses 70 mètres de hauteur, il surplombe les autres Pavillons, qui sont limités à 20 mètres de hauteur. Je trouve qu’il évoque très bien ce qui se passe actuellement au niveau de l’architecture chinoise, c’est-à-dire, la recherche, la redécouverte de l’architecture traditionnelle. À travers les symboles, les architectes contemporains essaient d’exprimer ce qu’était la Chine. Il deviendra emblématique, c’est évident.

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Si vous deviez choisir un bâtiment à l’image de Shanghai, lequel serait-ce ?
Je choisirais une tour en construction, n’importe laquelle, encore cachée derrière des échafaudages. Tout reste à découvrir, c’est une surprise…

 

Notre opinion : Aurélien Pasquier, jeune architecte, se dit très surpris de la vitesse de construction de l’édifice français qui représentera la France pendant les six mois de l’expo 2010. Après un ans de construction, l’oeuvre de Jacques FERRIER sera dans les temps, mais par conséquent, certains points, notamment sur l’écologie, ont dû être abandonnés afin de gagner du temps, par exemple : prendre l’eau du Huang Pu et la filtrer naturellement afin d’avoir de l’eau fraiche dans le pavillon. Ce bâtiment répond à tous les critères et le thème qu’impose la Chine, il sera sensuel et permettra aux visiteurs d’expérimenter les cinq sens: le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût et la vue, c’est pour cette raison qu’on surnomme le pavillon “La Ville Sensuelle”. La résille qui entourera ce pavillon sera souple, et très compliquée à construire dû aux différents angles que chaque pièce aura, pour que celle-ci reste dans les thèmes de la sensualité. Ce jeune architecte nous fait part de son opinion vis-a-vis du pavillon chinois, il affirme que leur édifice est à l’ échelle de leur pays et ne montre aucune réaction de jalousie envers les chinois qui, eux, ont un pavillon de 70 mètres tandis que ceux qui sont étrangers ne pourront dépasser les 20 mètres . De plus, il dit que le bâtiment chinois va en accord avec la culture de l’empire du milieu et que les architectes chinois essayent d’exprimer l’immensité de la Chine avant, maintenant et dans l’avenir.

 Source : "SHANGHAI/EXPO 2010 - Un architecte sur le chantier du Pavillon de France" in Le Petit Journal édition Shanghai

http://www.lepetitjournal.com/content/view/52137/1981/

 

Posté par expoexpress2010 à 08:53 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Aurélien Pasquier, Chef de chantier du pavillon français

    Excuse envers la journaliste

    Je voudrais tout d'abord m'excuser envers la journaliste qui a produit cet interview, j'ai malencontreusement oublie d'ecrire les sources de l'interview. Ensuite je voudrais preciser qu'il y a eu un malentendu entre moi et le publieur, celui-ci a pense que je l'ai interviewer en ecrivant l'article et donc a rajoute que je l'avais interviewer moi-meme.
    Je suis vraiment desole envers la journaliste

    Posté par Thomas, 04 mars 2010 à 18:28
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